Les collections

Les écorchés de ruminants

L'inventaire de 1794 montre un très grand nombre d'animaux disséqués, aussi bien domestiques que sauvages. Peu ont traversé les siècles ; beaucoup ont été déplacés vers le Muséum National d'Histoire Naturelle au cours de la révolution.

Le mouton de Jacob

Le mouton de Jacob - Copyright P. Forget

Ce buste de mouton impressionne par la finesse de la dissection.
Les vaisseaux ont été injectés ; le coeur a été disséqué ; les bronches ont été nettoyées.
La pièce est suspendue en l’air, si bien que le thorax apparait transparent, simplement orné des formations anatomiques qui l’occupent.
Il s'agit d'un mouton de Jacob, une race ovine qui connut son heure de gloire au XVIIIe siècle. Sa robe blanche tâchée de noir, ses quatre cornes lui donnaient une belle allure. C'était une race qui ornait les beaux parcs des châteaux anglais.
 

Le lama

Le lama

Cette femelle n'a pas été disséquée par Fragonard. Buffon nous apprend, dans le supplément du tome 6 de son Histoire naturelle, générale et particulière (1782) qu'il s'agissait d'une femelle qui fut importée d'Angleterre en 1773. Elle était accompagnée d'un petit, un mâle, et était morte en arrivant en Alfort. Son corps avait été disséqué et conservé dans le cabinet d'Alfort. C'est le mâle que Buffon décrivit pour rédiger sa notice sur ce ruminant.

Le nilgaut

Le nilgaut

Cette antilope indienne, ou cerf à cornes de boeuf, est venu à Alfort en même temps que le lama, alors que Fragonard était parti depuis deux ans. Cette antilope des maharadjas, extrêmement difficile à maintenir en captivité, a du mourir peu de temps après son arrivée et a été préparée selon la technique classique.