Les collections

Les collections

Le musée Fragonard présente au public plus de 4200 pièces présentées dans le cadre d’un musée tout droit sorti du XIXème siècle. Les pièces sont disposées dans de hautes vitrines de verre qui accueillent chacune un type bien particulier de spécimens. Le musée est composé de quatre salles.

La salle d'anatomie comparée et de tératologie

Une vue de la première salle

La première est consacrée à l'anatomie comparée. Chaque vitrine traite d’un système anatomique et présente des organes similaires issus des principales espèces domestiques et de quelques animaux sauvages que les préparateurs ont eu l’opportunité de collecter. Ce système de comparaison entre espèces permettait, et permet toujours, aux étudiants d’apprendre l’anatomie d’animaux très différents. Par exemple, si on considère la dentition, une vitrine présente un très grand nombre de mâchoires de chiens, chevaux, bovins, petits ruminants… et d’homme, car notre espèce est souvent présente dans les vitrines. Quelques vitrines de cette salle sont consacrées aux monstres : il ne s’agit pas là d’une galerie des horreurs, cousine des expositions qui parcouraient les foires à l’époque de la constitution de ce troisième musée, mais d’un ensemble assez exhaustif d’anomalies et monstruosités que tout vétérinaire doit connaître pour pouvoir exercer son métier.

La salle des squelettes

La salle des squelettes

La seconde salle est très haute de plafond. Elle accueille en son centre un grand nombre de squelettes, dont certains préparés au XVIIIème siècle. Ses murs sont couverts de hautes vitrines dans lesquelles sont exposées de très importantes collections de mâchoires de chevaux, de bovins, d’ovins et de porcins, permettant l’apprentissage de la détermination de l’âge par l’usure dentaire, ou encore plusieurs centaines de lésions des articulations des membres

La salle de pathologie

La salle de pathologie

La troisième salle est consacrée à la pathologie, à des affections tout droit surgies du passé et qui n’ont que très peu d’actualité. Les crânes ou les os attaqués par les microbes côtoient d’impressionnantes ankyloses articulaires, témoignage de ces temps où l’animal de travail souffrait mille maux au service de l’homme. Une impressionnante galerie de calculs fait face à des moulages de lésions de tuberculose, et un masque mortuaire humain nous rappelle que l’homme et les animaux domestiques partagent bon nombre de maladies.

Le cabinet de curiosités

Le cabinet de curiosités

Enfin, le visiteur pousse une lourde porte pour pénétrer dans le cabinet d’Alfort. La pénombre se fait et il peut contempler les ultimes témoignages des collections du XVIIIe siècle : les écorchés de Fragonard.